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Parfois, prendre soin de soi commence simplement par s’autoriser à ne rien faire.

Photo du rédacteur: Jean-Christian Lortie
Jean-Christian Lortie
2 sept.
3 min de lecture

Pendant longtemps, j’ai associé le fait de prendre soin de soi à quelque chose que je devais faire : mieux manger, bouger davantage, méditer, sortir prendre l’air, lire, pratiquer le yoga ou adopter de meilleures habitudes. Toutes ces choses peuvent effectivement me faire du bien. Pourtant, je réalise qu’il existe une autre forme de bien-être beaucoup plus difficile à accepter dans une société où presque tout est associé à la productivité : parfois, ce dont j’ai réellement besoin, c’est simplement de ne rien faire.


Ce n’est pas toujours facile. Même lorsque je m’arrête, mon esprit trouve rapidement quelque chose qui devrait être accompli. Un courriel auquel je pourrais répondre, une tâche que je pourrais avancer, un objet à ranger ou un projet auquel je pourrais réfléchir. Comme si chaque moment disponible devait obligatoirement être utilisé à quelque chose. Je peux alors me retrouver physiquement au repos tout en continuant intérieurement à courir.


Prendre soin de soi ne devrait pas devenir une autre obligation


Il y a quelque chose de paradoxal dans notre façon de parler du bien-être. Nous pouvons transformer le repos lui-même en performance. Il faudrait méditer tant de minutes, marcher tant de pas, dormir tant d’heures, avoir une routine parfaite et utiliser intelligemment chaque moment libre. Même prendre soin de soi peut finir par ressembler à une liste supplémentaire de choses à réussir.


Pourtant, mon corps et mon esprit ne fonctionnent pas comme une machine qui devrait être constamment optimisée. Il existe des moments où je n’ai pas besoin d’une nouvelle méthode, d’un nouvel objectif ou d’un autre exercice. J’ai simplement besoin d’un espace où rien n’est attendu de moi.


M’asseoir quelques minutes au soleil, regarder par la fenêtre, laisser mon chat dormir près de moi ou rester tranquillement sans chercher à remplir le silence peut sembler insignifiant. Pourtant, ces moments me rappellent que ma valeur ne dépend pas uniquement de ce que je produis.


Pourquoi ai-je parfois du mal à m’arrêter?


Je crois qu’une partie de cette difficulté vient de l’habitude. Lorsque mes journées sont constamment remplies, ralentir peut presque devenir inconfortable. Le silence laisse apparaître des pensées et des émotions que l’activité me permet parfois d’éviter. Continuer à faire devient alors une façon de ne pas trop ressentir.

Mais il existe aussi cette idée profondément ancrée que ne rien faire serait du temps perdu. Pourtant, lorsque je dors, je ne considère pas ces heures comme inutiles. Mon organisme récupère, mon système nerveux ralentit et mon corps fait ce qu’il doit faire. Pourquoi serait-il si différent de m’accorder consciemment quelques moments où je n’ai rien à accomplir?


M’autoriser à simplement être


S’autoriser à ne rien faire ne signifie pas abandonner ses responsabilités ou passer sa vie à éviter l’action. Cela signifie reconnaître qu’il existe un équilibre entre faire et être. Je peux avancer, créer, travailler et prendre soin des autres sans devoir remplir chaque espace disponible.


Aujourd’hui, j’essaie donc de regarder le repos autrement. Je ne le considère plus uniquement comme une récompense que je mérite après avoir suffisamment travaillé. Il fait partie de ce qui me permet de continuer à vivre avec présence, énergie et disponibilité.


Peut-être que prendre soin de soi commence justement par là : comprendre que je n’ai pas toujours besoin de faire quelque chose pour que le moment ait de la valeur.

Parfois, m’arrêter est déjà suffisant.


Questions fréquentes


Ne rien faire est-il vraiment bénéfique?



Des périodes de repos et de ralentissement permettent de récupérer physiquement et mentalement. Il ne s’agit pas d’éviter toute activité, mais de laisser également une place aux moments sans objectif particulier.


Pourquoi est-ce que je culpabilise lorsque je me repose?


Parce que nous associons souvent notre valeur à notre productivité. Apprendre à considérer le repos comme un besoin plutôt que comme une récompense peut progressivement changer cette relation.

Comment commencer à prendre soin de soi sans en faire une obligation?

En commençant petit. Quelques minutes sans téléphone, sans tâche et sans objectif peuvent déjà devenir un véritable espace de repos.


Et si je prenais simplement le temps?


Chez Introspection, nous croyons que ralentir peut parfois être aussi important qu’avancer. Nos fins de semaine offrent un espace pour revenir à soi, respirer et retrouver un rythme plus conscient.


Découvre nos activités : www.introspection.info


Chat au repos illustrant l’idée que prendre soin de soi peut parfois simplement signifier s’autoriser à ne rien faire.

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